La première Mini fait bien des émules. Si la version actuelle signée BMW est bel et bien son héritière directe, la Daihatsu Trévis semble être la transposition actuelle la plus fidèle de l’Austin créée par Sir Alec Isigonis. Seule particularité, elle hérite de deux portes supplémentaire et d’une forte identité nippone. Difficile de résister à la tentation de prendre le volant d’une citadine pas tout à fait comme les autres.
Vous avez dit décalé ?
Il n’est pas obligatoire de dépenser des fortunes pour s’offrir une automobile qui attire le regard. Tel est le cas de la Trevis, modèle d’entrée de gamme du japonais Daihatsu. C’est bien simple, à son volant, vous êtes la cible visuelle de toutes les personnes que vous croisez, passants comme automobilistes. Il faut dire que cette nippone possède de sacrés arguments pour séduire son auditoire. Avec sa calandre grillagée, ses yeux ronds comme des billes et son pare-brise à la verticale, elle rappelle une autre friponne, la Mini. Pas celle qui hante nos quartiers huppés, mais le modèle original ! Et ce ne sont ni l’arrière, délicieusement rétro avec ses feux effilés surmontés de chrome, ni ses dimensions totalement anachroniques (3,41 m) qui vont venir contredire cette similitude.
"Tout ce qui est petit est mignon"
Et pour cause : la Trevis semble être passée entre les mains des indiens Jivaro. Par rapport à la Mini, elle s’avère toutefois plus pratique grâce à ses deux portes supplémentaires, et une hauteur plus importante (1,50 m). Mais le reste n’évolue quasiment pas, et avec sa largeur de 1,47 m, la Daihatsu paraît si étroite qu’elle peut très bien emprunter les voies cyclistes de la capitale ! Des dimensions "riquiqui" qui détonnent dans une production emprise ces derniers temps à une croissance démesurée. Il y a évidemment une raison à tout cela : cette micro-citadine a été conçue d’abord et avant tout pour survivre aux centre-villes surpeuplés des mégalopoles nippones.
Une habitabilité surprenante
Moins affirmé, l’intérieur reste tout de même dépaysant. Installé loin du pare-brise vertical, on a carrément l’impression de conduire une voiture d’ancienne génération. En dépit d’un siège et d’un volant réglables en hauteur, la position de conduite demeure perfectible, notamment pour les grands gabarits. Ce n’est pas le cas de la planche de bord de forme elliptique, qui fourmille de rangements pour ranger clés, portable et autres accessoires indispensables à notre quotidien. Une bonne surprise qui se poursuit avec une dotation de série généreuse, avec climatisatio...
Ceci est un extrait. Lire la suite de l'article